weiner-citizenfour-amanda-knox-o-j-made-in-america-tickled-documentaires-a-voir-netflix

5 (ou plus) documentaires à voir – #2

Après une première cuvée consacrée à 5 documentaires US, La Gueuse élargit son horizon et recommande (à nouveau humblement) 5 (ou plus) documentaires, cette fois américains ET kiwis qui, tour à tour, te feront : masquer ta webcam, annuler ton Erasmus, comprendre le mythe O.J, radicalement détester les guili-guili et sourire (parce qu’il était, une nouvelle fois, crucial de terminer sur une note légère).



Le plus historique

1 – Citizenfour, ou l’envers du décor des révélations sur la surveillance de masse de la NSA, par le lanceur d’alerte Edward Snowden.

Le plus dérangeant

2 – Amanda Knox, ou le retour sur la vilaine médiatisation du procès italien d’une étudiante américaine.

Le plus américain (Fais péter les warnings Gilbert : coup de cœur)

3 – O.J. : Made in America, ou l’étude du mythe qui entoure le troublant O.J. Simpson.

Le plus WTF

4 – Tickled, ou l’enquête sur des compétitions de chatouillis (tu lis bien).

Le plus tragi-comique

5 – Weiner, ou comment, parfois, son destin est scellé dans son patronyme …


1 – Citizenfour

de Laura Poitras

À ceux qui n’auraient jamais entendu parler d’Edward Snowden, de la NSA et n’ont aucune idée de ce qu’est un whistleblower, bienvenue ! Et question : le réveil du coma se passe comment ?

Grosso merdo : en 2013, l’ex-agent de la CIA Edward Snowden, alors à l’aube de ses trente ans, est sur le point de confier à Glenn Greenwald du Washington Post, et Ewen MacAskill, de The Guardian, des documents révélant l’existence de programmes de la National Security Agency, destinés à la surveillance de masse. Tout ceci, sous l’objectif de la caméra de la réalisatrice et journaliste Laura Poitras.

Edward Snowden dans sa chambre d'hôtel à Hong-Kong avant d'entamer ses révélations à G. Greenwald
Edward Snowden avant d’entamer ses révélations à G. Greenwald

Exilé à Hong-Kong, c’est dans sa chambre d’hôtel que Snowden a reçu la réalisatrice et les journalistes pour leur dévoiler les documents top-secrets en sa possession. Au départ, on est un peu comme eux : incrédules face au jeune binoclard, en attente d’éclaircissements.

Puis, le film fait son effet : on prend la pleine mesure de la situation et de l’objet unique qu’il nous a été donné de voir, nous, spectateurs-témoins de l’envers de la fuite de Snowden en Chine, avant de trouver asile en Russie. En l’espace de seulement huit jours, les prémices du « cas Snowden » ont été captés à l’abri des vingt mètres carrés qui ont accueilli celui qui est autant vu comme un héros qu’un traître.

Filmé dans une paranoïa inévitable, cette dernière agit comme catalyseur de situations souvent cocasses, comme dans cette scène où l’alarme de l’hôtel se déclenche et inquiète l’ex-agent de la CIA. Ou celle dans laquelle Glenn Greenwald observe, médusé, Snowden et son ordinateur, couverts par un t-shirt pour parer la visual collection d’une éventuelle caméra dissimulée.

edward-snowden-sous-t-shirt-visual-collection-citizenfour-documentaire
Partie de peek-a-boo ? Non. Snowden qui protège son mot de passe à Hong-Kong en 2013

Agrémenté de témoignages et interviews, le documentaire n’éveillera probablement pas d’intérêt particulier pour ceux qui n’ont ni suivi ni compris de quoi retournaient les révélations de Snowden. Pourtant, ce qu’a filmé la réalisatrice relève tout bonnement du behind the scenes historique.

*

En captant comme si l’on y était le récit inédit de ce lanceur d’alerte, Laura Poitras propose plus qu’un simple objet de cinéma : elle filme l’Histoire se dérouler en temps réel. Et en attendant d’entrer dans la conscience collective, Citizenfour est déjà entré dans l’histoire du cinéma, en remportant l’Oscar du meilleur documentaire en 2015.



2 – Amanda Knox

de Rod Blackhurst et Brian McGinn

Contexte : partie en 2007 faire ses études à Pérouse en Italie, l’étudiante Américaine Amanda Knox s’est vue accusée du meurtre de sa colocataire Meredith Kercher, retrouvée sauvagement poignardée et sexuellement agressée dans leur appartement. Knox et son compagnon de l’époque ont été condamnés à 26 ans de prison avant de finalement être acquittés en 2015 après deux ans d’emprisonnement et cinq années d’appel.

Joie et légèreté au programme !

Si vous aviez déjà entendu parler de l’affaire mais n’aviez retenu que ses gros titres mentionnant une vague orgie sexuelle ayant mal tourné, vous avez été victimes d’une certaine presse, tout comme Amanda Knox.

amanda knox
Ex. de gros titre point du tout racoleur

Et c’est là que réside l’intérêt du documentaire : de voir comment la jeune femme a à la fois subi le jugement de la Cour suprême mais aussi celui des citoyens-jurés, nourris d’idées fausses par une presse affabulatrice. Une presse qui a fait d’Amanda Knox cette icône impopulaire, sacrifiée par une mise en scène « journalistique » qui l’a démonisée, plus attachée à titrer gros qu’à rapporter des faits avérés. C’est moche. C’est très très moche.

Le film se compose à la fois d’images d’archives tournées au tribunal et sur la scène du crime, mais surtout, de ce qui fait le sel de ces 90 minutes, à  savoir, les interviews des bourreaux notables de l’étudiante : le procureur ultra-religieux aux théories farfelues qui se présente en Sherlock Holmes des temps modernes *soupir*, et le « journaliste » du Daily Mail à l’origine des plus grosses headlines controversées au sujet de l’affaire, Nick Pisa. Et alors accroche-toi parce qu’on a rarement vu pire connard !

Nick Pisa, journaliste au Daily Mail lors de l'enquête
Nick Pisa, journaliste au Daily Mail lors de l’enquête et merde insoupçonnée

Là où certains réalisateurs auraient usé d’artifices pour forcer le trait et nous orienter vers la conclusion que ce type était un sombre niais, Blackhurst et McGinn ont eu la présence d’esprit de simplement laisser parler les images, celles d’un scribouillard jamais conscient qu’il est en train de creuser sa tombe à la tractopelle. Entre plaisir ambigu de ce spectacle affligeant et « facepalmage » face à sa connerie. Libre aux spectateurs de conclure ce qu’ils voudront de l’individu, d’interviews accablantes en propos étourdissants d’incrédulité. Ex : au sujet de gros titres révélés totalement faux :

J’allais quand même pas risquer de perdre mon scoop en « double-checkant » mes infos !

Surtout pas malheureux ! …  Amenez-le moi.

Tout y était pour que le documentaire soit un pur produit de sensationnalisme, de ses bandes-annonces à son sujet alors que, surprise, c’est ce sensationnalisme même qui y est condamné.

*

Un vrai théâtre de personnalités et un brutal reality-check qui nous ramène encore dans un monde où, parfois, la presse a autant de pouvoir à condamner qu’une justice faillible.

À éviter de regarder en mangeant. (Le film s’ouvre sur la scène du crime. J’étais clairement pas prête.)



Oh my gad oh my gad oh my gaaad

3 – O.J. : Made in America

D’Ezra Edelman

Avertissement : le visionnage du documentaire suivant nécessite la pose de RTT.

À l’origine de ce projet hors-norme (tu vas voir) se trouve LA chaîne de sport du câble US : ESPN. À l’occasion de ses trente ans, une série de documentaires intitulée 30 for 30 est lancée. Trente films documentaires sur des faits ou personnalités qui ont marqué le monde sportif sont alors commandés.

En 2007, Ezra Edelman est contacté pour réaliser un film sur l’ex-star du football américain : O.J. Simpson, accusé et acquitté du meurtre de son ex-femme et de l’un de ses amis en 1994. Il refuse d’abord. Pour lui, tout a déjà été dit sur le sujet. C’est lorsqu’on lui offre de produire un film de cinq heures qu’il accepte finalement.

O.J. : Made in America dure au total 7h47, le tout, soigneusement découpé en cinq parties. Inspire, ça va bien s’passer.

Outre-Atlantique, les faits sont bien connus. Ici, pas vraiment. Du moins, jusqu’à ce que Ryan Murphy fasse en 2016 entrer dans tous les foyers mainstream du globe la série The People v. O.J. Simpson : American Crime Story, reconstitution dramatisée du jugement de la vedette. Mais avec O.J. : Made in America, on dépasse DE LOIN tout ce qui a déjà pu être réalisé sur celui qu’on percevait alors comme un Dieu.

O.J. Simpson essayant les gants retrouvés sur la scène de crime
O.J. Simpson essayant les gants retrouvés sur la scène de crime, moment phare du jugement.

Pourquoi ? Parce qu’Ezra Edelman a pris soin d’examiner en profondeur, et avec un recul de 20 ans non négligeable, divers éléments et leurs rôles dans la fondation du mythe O.J. Cette prise de distance lui a donné l’occasion d’aborder des sujets alors tabou il y a deux décennies, mais aussi conféré une pertinence délicate à atteindre à l’époque des faits, tout en couvrant un spectre thématique très large. Le procès et la potentielle culpabilité de l’homme sont donc ici relégués au second plan.

Ce sur quoi le réalisateur a porté son intérêt, c’est sur l’historicité d’une ville, d’un pays et d’une communauté à une époque précise, dans le but de rationaliser la déification aveugle et déchéance « questionnable » de l’icône, par le public et la justice.

Ce qui participe à l’excellence (n’ayons pas peur des mots) de ce documentaire, c’est qu’il a été pensé par l’historien qu’est Edelman. Un historien qui a pris soin d’inscrire son sujet dans un contexte sociétal, racial, politique et culturel, celui des États-Unis et de Los Angeles où les faits se sont déroulés. Et punaise que c’est brillant ! Ainsi, quand il explore les débuts de la future super star du football américain, c’est en examinant en parallèle le regard qui est porté sur la culture du sport-même.

Idem quand il s’attèle au procès dit « du siècle » : il le fait à la lumière des problématiques raciales et politiques qu’a abrité Los Angeles pour, à la fois, faire sens du verdict inattendu, mais aussi dessiner le portrait d’un homme ambigu qui, avant le procès, reniait la communauté afro-américaine par laquelle il refusait d’être défini … jusqu’à ce qu’elle l’acquitte. 

Entre images d’archives, rares interviews d’avocats, procureurs, activistes, policiers, jurés et amis d’enfance d’O.J. Simpson, Ezra Edelman signe le seul documentaire à voir sur cet homme hautement divinisé par ses contemporains.

*

O.J. Made in America donne la parole à chaque parti et porte un regard intelligent sur un homme trouble, le façonnage des célébrités, le monde médiatique et un système judiciaire ambivalent. Le tout, mis en miroir d’une étude fouillée sur le contexte historique d’une ville et d’un pays. Un film maîtrisé de bout en bout, aux sujets et thématiques toujours d’actualité. La Gueuse est conquise.



4 – Tickled

de David Farrier et Dylan Reeve

Ahhhhhhh Internet, ce monde merveilleux. Si t’en n’étais pas convaincu avant, tu le seras pas après !

Tickled, soit « chatouillé », relate l’improbable investigation qu’a menée l’entertainer et journaliste néo-zélandais David Farrier après avoir essayé d’entrer en contact avec une compagnie à l’origine de compétitions masculines d’endurance de … chatouillis. Faut vivre avec son temps ma bonne dame ! Reçu comme un chien dans un jeu de quilles (on lui répond en faisant fi de toute courtoisie qu’être associé à quelqu’un de gay serait préjudiciable pour l’entreprise –wahlala les cons-), il n’en a été que plus décidé à percer le mystère de ce … sport ?

david-farrier-tickled-documentaire
David Farrier (à g.) assistant à une séance de chatouillis

Je vais faire bref (qui s’est réjoui ?) pour ne rien dévoiler du niveau whatefuckesque atteint dans cette enquête et encore moins son issue. Tickled est aussi inattendu que dérangeant. Et d’un glauque … Pas à cause de son sujet qui semble a priori plus incongru que mauvais en soi. Faites des compèt’ de chatouillis, j’vous en prie ! Mais pour son cœur qui se révèle d’image en d’image bien plus noir qu’on aurait pu le prédire. Le documentaire porte en réalité moins sur une activité qui, en apparence, prête plus à rire et lever le sourcil droit, que sur les travers et dangers du microcosme Internet et les affres de ceux qui s’y sont retrouvés piégés.

Il sert aussi de piqûre de rappel puisqu’il montre une énième fois le manque cruel de recours juridiques qui existent face à l’oppression des bourreaux d’Internet. Un documentaire dont tu sors tristement désabusé et auquel rien ne t’avait préparé. (Pas même sa BA !)

*

Escroquerie, faux-semblants, cas tordus : Tickled est bien plus terrifiant que tu ne l’imagines mon lapin.



5 – Weiner

de Josh Kriegman et Elyse Steinberg

T’es pas ici pour un cours de linguistique, mais arrêtons-nous brièvement sur le nom de cet homme : Weiner. Ayons aussi en tête le mot « wiener » qui signifie littéralement « saucisse » et, en argot, « pénis ». Après lecture de la suite, je te laisse le soin de voir s’il s’agit d’un affreux concours de circonstances ou de la preuve irréfutable que la destinée tragique de ce gars était écrite, non pas dans les lignes de sa main, mais dans les lettres de son nom (voire, l’élastique de son slip).

Qui c’est Anthony Weiner ? Au-delà du fait qu’il soit potentiellement le plus gros poissard au monde ? L’ami Weiner est un homme politique américain, autrefois membre de la Chambre des représentants dont il a été contraint de démissionner après avoir malencontreusement publié en public sur twitter une photo de son ding-dong. Enfin de son « wiener ». 1000 expressions plus tard … Bref, de sa queue !

Woopsy. Effectivement, on peut comprendre que ça le fasse moyen vu sa position. Encore plus quand on sait qu’il était alors marié et que la photo n’était de toute évidence pas destinée à sa douce. Une douce qui n’était autre qu’Huma Abedin soit : l’assistante personnelle puis chef de cabinet d’Hillary Clinton. Bien, bien.

La première ambition du film était de suivre cet homme politique dont l’addiction sexuelle avait endommagé la carrière, dans son nouveau défi post-scandale : la course à la mairie de New York. Mais ça, c’était sans compter la nouvelle révélation de frasques passées (des sextos, so 2006 quoi) dont le monde médiatique s’est emparé au détriment de la campagne de Weiner. Spoiler alert : c’est Bill de Blasio qui a finalement décroché la mairie de NY.

Anthony Weiner répondant de manière pas du tout virulente à un trouble-fête
Anthony Weiner répondant aux commentaires virulents d’un quidam

Sa chute est d’autant plus tragique quand on voit la ferveur qui habite le politique dans sa volonté à combattre l’establishment aux profits de toutes les communautés new-yorkaises. Alors, simple stratégie politique de campagne, ou sincère désir de défendre les droits de la classe moyenne ? Esbroufe d’un comédien sur la scène politique ou d’un homme ayant à cœur la bataille des petits contre les grands des États-Unis ? Dur de se prononcer. La Gueuse n’est pas politologue.

De l’annonce (et l’espoir) d’un retour fracassant en politique, les réalisateurs se sont retrouvés à documenter à mi-parcours l’énième fracassement d’un homme rattrapé par son passé et ses démons. Des démons qui ont notamment pris la forme d’une ancienne conquête virtuelle à l’origine des dernières révélations brisant sa course à la mairie, incarnation dramatique de la jeune bimbo écervelée, tristement avide d’exposition médiatique.

Finalement, ce qu’il y a de plus fascinant dans le documentaire tient moins de sa forme un tantinet racoleuse, dans le but d’être à l’image du traitement médiatique fait de la vie de l’homme, que de son sujet et acteur principal : Anthony Weiner himself. What a personnage ! Impayable figure excentrique, il est impulsif, grande gueule, fier comme un paon et détenteur du plus ridicule des pseudos internet : « Carlos danger » (+10 points pour le mauvais goût de cet homme). Si toutes ses facettes nous offrent des séquences en or, on en arriverait presque à le trouver quelque peu attachant dans ses névroses.

*

Un documentaire qui illustre les ravages de la vie privée d’un homme sur sa vie publique. Abandonnez le sexting.



En plus :

Requiem for the american dream de Peter D. Hutchison et Kelly Nyks

requiem-for-the-american-dream

Exposé sur l’histoire de la détention du pouvoir par les riches par le grand Noam Chomsky.

*

Lo and behold, reveries of the connected world de Werner Herzog

lo-and-behold

C’est quoi Internet finalement ? Historique et réflexion par le réalisateur Werner Herzog.

*

13th d’Ana Duvernay

ana-duvernay-affiche-13th-netflix

Regard porté sur l’incarcération de masse de la population noire américaine, ou la prolongation de l’esclavage de la communauté noire.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Publicités

Une réflexion sur “5 (ou plus) documentaires à voir – #2

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s