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Critique en mousse sur : La La Land

Quand il réalise Whiplash, Damien Chazelle le fait dans l’espoir de convaincre les studios de produire son projet de comédie musicale, ébauché dans son premier film Guy and Madeline on a park bench. Trois ans plus tard, La La Land naît. Aujourd’hui acclamé par … euh … sensiblement tout le monde et nommé 14 fois aux Oscars, le film mérite-t-il l’engouement général ? Qu’en retenir passé ses références et autres clins d’œil de nerd de musical ?



En toute objectivité de Gueuse

Oui Michel, le film est cool, de bonne facture et fait passer un bon moment. Mais calme-toi.

Qu’on l’aime ou pas, La La Land ne laisse personne indifférent. Tout le monde y va de son commentaire sur sa musique, sa réalisation ou son scénario. Composée à n’en pas douter de quelques êtres profondément amers, la foule des « haters » sera cependant bien moindre face à l’armée des pro-La La Land. Parce que, hhhhhm on ne peut concrètement pas dire du film qu’il soit naze. Du coup, amour à demi-aveugle ou entièrement mérité ? 

Le placement de ce gif est totalement gratuit.
Le placement de ce gif est totalement gratuit et purement esthétique

Ce qu’on ne peut pas enlever à Damien Chazelle, c’est le style qu’il a su imposer en trois longs-métrages. Dès la scène d’ouverture –je vais regretter cette expression dans 3,2,1 …- le « la » est donné. Ba boum tchi ! Avec sa caméra qui virevolte, ses whip-pans qui avaient déjà conquis tout le monde (enfin La Gueuse) dans Whiplash, le gus montre une nouvelle fois qu’il sait s’entourer et diriger. Sur La La Land, c’est au caméraman Ari Robbins qu’il a fait appel. Observe ébaubi sa maestria ci-dessous avec, en plus, cette vidéo qui t’aidera à juger de l’adresse technique. (Et au cas où tu ne serais pas d’accord, sache que tu es un être foncièrement sombre).

Si ces mouvements braques de caméra désarçonnent autant qu’ils scotchent et participent grandement dans l’expérience que propose Chazelle, le tour de force du film est pourtant ailleurs. Malgré ses hommages et autres utilisations de techniques héritées du passé (comme le whip-pan), il parvient à réaliser un film qui ne ressemble à aucun autre et ce, en oscillant constamment entre réalité et onirisme, contemporanéité et classicisme (à tel point qu’on ne sait parfois plus à quelle époque se déroule le film). Le suranné mêlé au modernisme crée un sentiment d’anachronisme assez étrange mais finalement bienvenu.

Il faut aussi louer les partis pris du réalisateur, comme celui de faire reposer un musical sur des acteurs ni danseurs ou chanteurs, en les faisant chanter à deux reprises en live. Fait assez rare au cinéma pour être mentionné. Ou encore, d’écrire une histoire d’amour non conventionnelle (ba non Micheline, ils finissent pas ensemble parce que #shithappens). Être déçu par la fin reviendrait d’ailleurs à réduire le film à une simple histoire d’amour. Or, Micheline, il s’agit avant tout d’une histoire sur l’ambition, la volonté et ce que la réalisation de ses rêves coûte en sacrifices.

Oui, le scénario pâti de clichés et scènes un poil lourdes. Oui, sa deuxième partie s’essouffle malheureusement un poquito. Mais avouons que le film est aussi mordant AS FUCK. Que ce soit par l’insolence de Mia pendant la reprise de I Ran, ou plus généralement par le regard que porte Chazelle sur Hollywood, ses poncifs et son système qui en prend pour son grade, notamment dans la séquence colorée des castings.

*

À la question, « Damien Chazelle est-il arrivé à faire du neuf avec du vieux ? », La Gueuse répond « voui ». Sans compter qu’après Whiplash (j’t’ai dit que j’aimais Whiplash ??), force est de constater que l’«effet Chazelle » opère à nouveau. Et que même si l’on sort du film pas totalement conquis.e, ses images restent pourtant en tête, tout comme sa musique. On lui pardonne alors ses défauts qui ne viennent que faiblement entacher une certaine virtuosité qu’il serait vain de nier.

Rdv le 26 Février pour voir si l’Académie succombe (parce qu’elle est chauvine) à nouveau (rappelle toi The Artist) au film qui rend (sans en faire son but ultime ici) hommage au cinéma américain.



… Entre toi et moi

Qu’est-ce tu veux qu’j’te dise : on ne peut décemment pas ne pas aimer un film qui joue Take on me de a-ah. Am I right ? Même reprise par la bande à Gaston ! Cette chanson ne vieillira JAMAIS et mérite sa place au panthéon des chansons KitschouCultes.

Elle arrive avant la reprise de I Ran, savoureuse séquence dans laquelle Mia enfile le costume d’Emma Stone pour 30 secondes de jouissance absolue, où elle entame une démonstration de ses plus belles grimaces de crapaude. Elle arrive en plus à point nommé après qu’on a eu affaire au lot de bimbos anorexiques en train de rôtir autour de la piscine. Et on ne lui en saura jamais assez gré.

Sans transition. Malgré ses intermèdes musicaux de fort bon goût, le film baigne pas toujours-toujours dans la plus grande des subtilités. Et c’est bien dommage. De manière non exhaustive, on a droit : aux colocataires stéréotypes et leurs robes raccord niveau mochitude, au groupe de musiciens au succès improbable et au photographe gentiment allumé qui est resté coincé dans une faille temporelle, où les magazines Fan de et Jeune&Jolie existent encore … Heureusement qu’on nous met des gens normaux comme Sebastian qui cuisi… wait. Après moult visionnages et arrêts sur image, une question persiste :

QU’EST-CE ?

Le Ryan aurait-il la recette du kloug ? Si un jour ce mystère venait à se désépaissir, qu’on m’envoie un pigeon.

Impossible de finir sans mentionner la shameful erreur du film, soit la sous-utilisation de Finn Wittrock (Greg dans le film) et celle de son menton. Assez déplorable, si tu veux mon avis …

Of course.

… une apparition dans deux pauvres plans de 3/4, ça crée des complexes.

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