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2 séries méconnues en France : Fleabag et Skam

L’une vient d’outre-Manche, l’autre de Scandinavie. La première s’adresse aux trentenaires, la seconde, à l’ado qui sommeille en toi (sauf si tu as actuellement 15 ans, évidemment). Deux séries qui ont autant de potentiel à faire chialer qu’à exploser de rire et qui ont le mérite d’être franches dans le traitement de leurs sujets respectifs. ‘te reste plus qu’à signer, là, en bas à droite.



FLEABAG

Saison 1 – 6 ep de 30 min

Créée par Phoebe Waller-Bridge

Royaume-Uni

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Son héroïne s’appelle Flea (puce) et se masturbe devant les speechs d’Obama.

Allez, salut, et bonne saison !

Le show n’a que 6 épisodes au compteur et conquiert dès le premier, en grande partie grâce à l’humour décalé et sarcastique de l’interprète principale qui n’est autre que sa créatrice : Phoebe Waller-Bridge. Elle adapte sa propre pièce où elle campe cette jeune trentenaire londonienne, surnommée Flea, un poil au bout du rouleau à la suite d’un événement tragique (mais comme il faut), sur lequel on reviendra en fin de saison.

Chaque épisode capture 30 minutes de folie douce où l’héroïne, borderline et je-m’en-foutiste, enchaîne les situations savoureusement gênantes dont elle se sort toujours plus ou moins avec brio. Les personnages n’ont vraiment rien pour plaire, si ce n’est leur attitude unapologetic,  un savoir-faire typiquement anglais. Flea est évidemment la pire de tous et excelle dans son art.

Formellement, la série s’essaie timidement à quelques excentricités (comme dans la scène du métro). Mais là où elle réussit sans mal à récolter les faveurs de son audience, c’est lors d’exquis regards et répliques qu’elle lance à la caméra, sans que le gimmick pourtant vu et revu ne soit jamais de trop. L’hilarité naît d’ailleurs souvent d’eux.

Si certaines scènes sont de vrais sketchs (comme celle du sex-shop), la série n’en reste pas moins noire. Fleabag traite de la perte, la dépression, la culpabilité et du mal-être qui ronge, que ce soit celui de son héroïne ou de son entourage  (ex : sa sœur, coincée dans un mariage et une vie à laquelle elle n’aspire plus). Posé comme ça, ça paraît assez démoralisant. Et ça l’est, mais pas non plus de là à chopper la corde la plus proche. La série rappelle juste que la vie est autant faite de bas que de hauts (bien l’merci mère Castor) chez tout le monde.

Une héroïne qui s’efforce de faire bonne figure alors qu’intérieurement, c’est le naufrage – qui essaie de contrebalancer sa vie ratée avec une vie sexuelle débridée, mais pas meilleure – et dont la famille est dysfonctionnelle : ça fonctionne étrangement bien, écrit par une Anglaise.

***

Mordant, Fleabag t’assène un p’tit coup derrière la nuque en six épisodes devant lesquels tu ris et t’enfonces progressivement dans ton canap’ plus la situation se dégrade. La fin, elle, t’achève. Et pendant un instant masochiste, tu en redemandes pourtant. Ce sera 2 nouvelles saisons pour moi s’ilvûplaît !



SKAM

Saison 3 – 10 ep de 20 à 30 min

Créée par Julie Andem

Norvège

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À chaque saison, un personnage principal différent dont on suit les affres à Oslo.

Ici, Isak, 17 ans, lycéen et en train de tomber amoureux d’Even, 18 ans.

Niveau thématique, cette saison 3 a plutôt donné dans l’ultra léger : religion, homosexualité, maladie mentale ET les stigmates qui les accompagnent. On aborde du coup l’islamophobie, l’homophobie et la peur de l’autre. Et là tu te dis  : « Oh boy, point trop n’en faut ! », alors que de façon réaliste, tous ces thèmes font d’ores et déjà partie intégrante de la vie de ces « jeunes adultes ». So, pourquoi ne pas les traiter ?

Son refus de faire des concessions pour plaire ou d’être dans la tendance, et son ambition de simplement traiter de sujets souvent durs de manière organique, en les abordant frontalement et sans aucun filtre, font de Skam une des meilleures séries récentes pour les 15-18 ans. Elle est d’une rare justesse et garantie 100% sugar free ! Elle ne ménage ni ses personnages, ni son audience, sans pour autant mettre tout le monde sur le carreau. Au contraire, la série est bourrée de messages comme l’acceptation de soi et celle d’autrui, leur montre que rien n’est insurmontable et leur fait apprendre les uns des autres. Et par ces temps de merde, un peu de bienveillance, ça fait du bien à l’âme mon biquet !

Comme le suggère la mise en scène qui s’amuse à éliminer certains adultes (en coupant leur visage du cadre ou les filmant de dos), Skam est conçue pour les ados. Ils sont au centre et c’est à eux et à leurs problèmes que la série est consacrée. Pour autant, ses thèmes sont universels et peuvent tout aussi bien parler au service gériatrique.

Coup de cœur pour sa BO riche et éclectique, autant dans son utilisation de titres clichés (5 fine frøkner de Gabrielle), voire désuets (I’m not in love de 10 CC ) que de hits branchés (Hold my liquor de Kanye West) qui arrivent toujours à point nommé lors de moments-clés (rime totalement fortuite). Elle joue aussi beaucoup avec la propre BO d’un film qu’elle cite : Romeo+Juliet de Baz Luhrman, et qui s’en plaindra ? (José, baisse la main TOUT D’SUITE).

***

La trame narrative de la saison 3 fonctionne de bout en bout en prenant parfois des tournants assez inattendus. Rudement bien écrit, le fil rouge (la relation entre Isak et Even) est habilement dessiné d’épisode en épisode. Sans jamais tomber dans la morale, la série prône la tolérance en en donnant également le mode d’emploi. Ça prend parfois à la gorge (ahem), mais fait aussi beaucoup rire et envoie surtout tout un tas de messages positifs.  Une série que t’aurais tort de pas regarder avec tes p’tit-e-s cousin-e-s.

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