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Critique en mousse sur : Arrival (Premier contact)

Un an après la sortie de Sicario, Denis Villeneuve s’essaye ici à la science-fiction, un genre qu’il revisitera en 2017 avec Blade Runner 2049. Et je dis oui, non sans réserve.



En toute objectivité de Gueuse

Après une flopée de différents logos et cartons de studios, on sait déjà que l’on n’a pas affaire à un long-métrage de science-fiction conventionnel. À raison ! On comprend assez rapidement le besoin de tous ses différents financiers pour monter pareil projet qui, comme le recours à autant de contributeurs le laissait préfigurer, ne serait pas l’énième invasion classique de petits hommes verts. Et pour cause, Arrival, certes, appartient au genre, mais son intrigue, elle, ne se résume ni ne se centre sur ces envahisseurs, toujours dépeints comme potentiellement belliqueux. Sans entrer dans les détails (j’ai poney), il est ici davantage question du langage, de la communication et de la perception du temps, un temps qu’on ne peut altérer. Avec une histoire non linéaire et plusieurs temporalités, le film se transforme en un savant puzzle qui ne tient qu’aux spectateurs d’ordonner une fois la surprise passée.

Même si le film esquive en grande partie les poncifs du genre, il n’évite pas certains écueils qui semblent décidément indélogeables du cahier des charges d’une majorité de films de SF : la figure autoritaire bornée (l’agent de la CIA), l’armée (ou ici, ses dissidents) qui décident d’user de la force contre les ordres, etc. Ce qui sauve le film de ces points négatifs tient beaucoup du personnage principal féminin, tenu par Amy Adams, qui incarne une vraie héroïne. Une héroïne en laquelle le public peut enfin réellement s’identifier : elle a peur mais sait aussi se montrer forte et ce, sans jamais être pour autant surhumaine.

Quant à Denis Villeneuve, il signe là une mise en scène efficace, des plus sobres et discrètes. L’exemple suivant le montre notamment : quand certains auraient jugé bon de révéler à grand coup de musique emphatique et pesante le vaisseau alien créant ainsi une redondance (sa découverte seule est intrinsèquement forte), l’approche de Villeneuve est plus réfléchie : on découvre sans cérémonie en sortant de la brume, aussi bien au figuré qu’au littéral, l’objet alien. Si la musique n’est pas totalement absente, elle reste tout au long du film élémentaire et dépouillée de tout pathos et ce, malgré le thème de la perte.

Arrival, même s’il est imparfait, laisse entrevoir un espoir : celui d’avoir dorénavant des films de science-fiction tout en retenue qui montreraient que, réfléchir et communiquer, avant de tout dézinguer, est tout à fait acceptable et fonctionne aussi.



… Entre toi et moi

Si  t’as pas la patate en c’moment, va plutôt voir une comédie parce que Joie et Gaieté étaient clairement pas invitées. Pour autant, j’suis sortie de cette séance heureuse parce qu’ENFIN, un film de SF pouvait me parler et me convaincre que le genre était pas perdu. Que tout avait pas besoin de péter dès qu’il s’agissait d’invasion alien (OK, ça pétouille un p’tit peu, UNE FOIS) ni d’être ésotérique as fuck. Et pour ça :

J’y allais avec envie mais pas vraiment ultra confiante en craignant que ce soit à nouveau du style d’Interstellar, où à moins d’avoir fait option « trou noir », bah t’étais vite perdu. Mais comme ici la réflexion s’est révélée plus métaphysique que scientifique, j’étais un peu plus à l’aise. C’qui a malheureusement jeté une ombre au tableau (mais genre mollard sur Rembrandt), c’est les vilains clichés :

Faut encore qu’on nous montre des cons au pouvoir, même si tout bien considéré, *regard en direction des États-Unis* on touche p’tet à quelque chose de plus vrai cette fois. Quant aux bêbêtes, j’te cache pas que j’ai été un peu déçue par leur look « Cthulhu meets Davy Jones ». Pourquoi ? (Bossez votre imaginaire les gars.)

‘peuvent pas s’empêcher de faire des trucs de six mètres de haut et dégueulasses avec qui t’as pas DU TOUT envie d’interagir. Je soumets l’idée de « papillon meets  flamant rose ». J’te sens perplexe … ? Bon, si je reste mitigée sur certains éléments dont le traitement du déchiffrage des signes aliens et la révélation finale, Arrival, tu m’as enthousiasmée ! Et venant de moi au sujet  d’un film de science-fiction, ça vaut de l’or. Vui.

 

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