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Serial : Retour sur deux saisons + bilan

D’un lycée de Baltimore à l’armée US en Afghanistan

 

Quèsaco ?

Spin-off de la série radio américaine This American Life, Serial c’est le podcast qui marche du feu de Dieu chez les Américains depuis deux ans. Et de manière générale dans les pays anglophones. Autant dire que si ta scolarité comporte trois ans d’anglais LV3, ça risque de poser problème.


  Créé en 2014 par la journaliste Sarah Koenig, serial image

relève du pur journalisme d’investigation. Les histoires racontées au fil des saisons n’appartiennent donc pas à la fiction mais bien à la réalité. Chaque saison se concentre sur un individu et examine en profondeur son cas à travers une dizaine d’épisodes essaimés sur environ trois mois, à raison d’un épisode par semaine. Les épisodes durant en moyenne 40 minutes, mieux vaut ne pas avoir de braillard dans les pattes et veiller à sortir le chien avant de commencer. Histoire d’être OPÉ.

La seconde saison maintenant terminée, les Neg Marron pensent tout comme moi qu’il est temps de faire le bilan en revenant sur chacune des deux saisons dispo et .


Serial – Saison 1 : L’affaire Adnan Syed

adnan syed hae min lee serial saison 1 photo
Adnan et Hae

Crime passionnel ou défense erronée ?

1999 – 2000 :

Hae Min Lee disparaît à Baltimore le 13 Janvier en fin de journée. Le 9 Février, son corps sans vie est retrouvé à Leakin Park. Deux semaines plus tard, son ex-petit ami Adnan Syed est arrêté. Contre lui, une charge : le meurtre d’Hae. Un an après son arrestation et après six semaines de procès, le lycéen de 18 ans est accusé du meurtre de la jeune étudiante. Malgré avoir toujours clamé son innocence, la sentence tombe : il est condamné à la prison à perpétuité. Ce qui accable Adnan ? Le témoignage d’une de ses connaissances : Jay. Il aurait aidé Adnan à enterrer Hae après l’avoir tuée. Pourtant, à l’heure de la mort de Hae, Adnan se trouvait à la bibliothèque municipale aux abords de son lycée selon Asia, une adolescente qui s’y trouvait elle-même et affirme lui avoir parlé. Problème : Asia n’a jamais été citée à comparaître par aucun avocat et ce, malgré son affidavit mentionnant l’information.

De Jay et d’Adnan, qui ment ?

2013 :

14 ans après les faits, Sarah Koenig reçoit un mail de Rabia, une amie d’Adnan qui souhaite lever le voile sur l’affaire. Elle décide de contacter Sarah après avoir pris connaissance d’un de ses articles publié alors qu’elle exerçait au Baltimore Sun, concernant la radiation d’une avocate. L’article met en cause la dissimulation de l’argent de ses clients, absent d’un compte en fiducie. La personne incriminée n’est autre que Christina Gutierrez, l’avocate chargée de la défense d’Adnan.

Pour Rabia, Christina a délibérément saboté sa défense afin de recevoir plus d’argent en faisant appel lors du procès. Gravement malade et très diminuée au moment des faits, elle a néanmoins commis une faute pour Rabia. Christina décède en 2001, réduisant les chances d’éclaircir aujourd’hui la situation et de savoir pourquoi elle n’a jamais utilisé les révélations d’Asia au tribunal. Convaincue que la défense d’Adnan était biaisée, Rabia lutte pour que l’affaire soit traitée en bonne et due forme.

Le témoignage d’Asia aurait-il contribué à changer le verdict final ?

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Sarah Koenig

Pendant un an, Sarah et son équipe de production ont collecté et épluché tous les éléments possibles et imaginables liés à l’enquête, des retranscriptions du procès aux témoignages des personnes proches des acteurs de l’histoire, en passant par leurs appels hebdomadaires à Adnan, incarcéré dans le Maryland. Malgré les solides recherches et méticuleuses tentatives de reconstitutions des événements, Serial ne prétend pas détenir la vérité. Ce que l’émission propose d’épisode en épisode, c’est de relater les faits à la manière d’un documentaire, nous laissant, pauvres auditeurs, avec autant de questions et de névroses que l’équipe. Un prozac s’il vous plait !

2015 – 2016 :

En Février 2016, Serial met à jour l’affaire en trois courts podcasts. Le nouvel avocat d’Adnan expose lors d’audiences tenues à Baltimore de nouvelles preuves  pour expliquer pourquoi la condamnation devrait être invalidée.

  1. Il appelle à la barre un expert judiciaire, avocat dans le droit pénal depuis les années 70, (soit le bon gros vétéran du barreau à qui on la fait pas et que t’as envie d’avoir de ton côté). Son but ? Montrer que Christina Gutierrez a commis une erreur et qu’il n’y a aucune raison logique au fait qu’elle n’ait pas suivi la piste d’Asia.
  2.  Asia est finalement citée à comparaître (bien qu’il ne s’agisse ici que d’une audience, pas encore de la réouverture du procès). Sarah Koenig, sur place, relate la ténacité de la jeune femme face à un procureur qui fait tout son possible pour la décontenancer.
  3. Lors du procès de 2000, le procureur demandait à un expert en télécommunication d’examiner un document rassemblant les données d’une tour cellulaire. Y figuraient deux appels entrants plaçant Adnan à Leaking Park à des heures qui corroboraient le témoignage de Jay. À l’automne 2015, lexpert en télécommunication revient sur son témoignage dans un affidavit. Il y explique que lors du procès, il découvre pour la première fois le document des données téléphoniques et n’a donc pas le temps de prendre connaissance de tous les éléments de l’archive. Réexaminé plus tard, il constate être passé à côté d’un avertissement qui change tout. On peut lire dans ce « disclaimer » que les appels entrants ne sont pas fiables pour statuer d’une localisation. Et là, le gong de New York Unité Spéciale retentit dans tes oreilles. Si l’exposé de la défense convainc le juge, Adnan pourrait avoir droit à un nouveau procès.

 

Adnan Syed serial saison 1 aujourd'hui tribunal 2016
Adnan à la sortie du tribunal – Février 2016

 

Sans avoir quoi que ce soit de racoleur, on va pas s’mentir : sous ses faux airs de whodunnit, cette première saison est aussi prenante que toutes séries policières. Les images en moins, la réalité en plus. Addictive par les thèmes qu’elle convoque associés à son petit lot inévitable de rebondissements, une fois terminée, cette saison hante sans surprise. On se remémore les conversations entre Adnan et Sarah, ressasse les éléments de l’enquête et finit encore une fois désabusé à constater que, réalité ou fiction, le mal a encore frappé. Que le monde n’est toujours pas peuplé de licornes. Et que la vérité est malheureusement trop souvent inaccessible.

*

Lancée le 10 Décembre 2015, la seconde saison n’est guère plus joyeuse ! Son sujet ? Un soldat qui s’est brûlé les ailes et n’en finit pas de diviser. (Elise Lucet, sors de ce corps tout d’suite ! C’est pas cash investigation ici.)


Serial – Saison 2 : L’affaire Bowe Bergdahl

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B. Bergdahl : Libération par les talibans le 31/05/14 – Audience à Fort Bragg, Caroline du Nord le 22/12/15

Faute humaine ou failles du système militaire ?

30 Juin 2009  :

Bowe Bergdahl, un soldat américain de 23 ans est introuvable à OP Mest, avant-poste basé dans la région de Paktika, au Sud Est de l’Afghanistan. Un dustwun¹ ou signal radio informant qu’il est impossible de localiser un soldat est alors émis.

18 Juillet 2009 :

Les talibans publient une vidéo dans laquelle Bowe apparaît. On le sait maintenant vivant mais captif des membres du réseau haqqani. D’autres vidéos suivent avec différentes requêtes qui se résument principalement en la volonté des talibans à échanger Bowe contre plusieurs de leurs membres détenus à Guantanamo (et apparemment quelques biffetons).

31 Mai 2014 :

C’est finalement après cinq ans de captivité qu’un accord est conclu : l’armée remet 5 chefs talibans au gouvernement du Qatar. Les ravisseurs de Bowe publient ensuite la vidéo de sa libération.

Aux États-Unis, on prépare le retour de l’enfant du pays. Sauf qu’en l’espace de quelques heures seulement, retournement de situation : les célébrations sont annulées. L’accueil se fait mitigé, surtout du côté des soldats. Sont mises en cause les circonstances mystérieuses de sa disparition qui continuent de soulever de nombreuses questions dont une majeure :

S’agit-il d’une désertion ?

Les médias américains optent sans grande précaution et en grande majorité pour cette version tandis que certains vont même jusqu’à peindre Bowe comme un traître. En réalité, donner une réponse à la question devient vite plus compliqué qu’il n’y paraît.

  • Tout d’abord à cause de la prolifération des rumeurs qui envahissent le net et des versions données par les talibans dans leurs vidéos qui ne sont, rappelons-le, que des objets de propagande (ex : ils affirment avoir rencontré le chemin de Bowe alors qu’il était ivre). Les démentis, principalement de l’armée, s’enchaînent alors.
  • Puis, par manque du témoignage de Bowe lui-même. Une enquête militaire où on l’entend est bien sûr ouverte, mais rien n’est médiatisé².

 

Mark Boal serial saison 2
Mark Boal

Il accepte cependant de s’entretenir par téléphone avec Mark Boal, un scénariste américain à l’origine de Démineurs (oscar 2010 du meilleur film) et Zero Dark Thirty. Mark prépare avec son alliée Kathryn Bigelow un film sur l’histoire de Bowe.

Sarah Koenig  récupère ainsi 25 heures de conversation qu’elle exploite en en introduisant des extraits dans la saison 2 de Serial. On y entend notamment comment Bowe a tenté à deux reprises de s’échapper des mains des talibans ou encore quelles étaient ses conditions de détention.

Mais l’élément-clé de ces 25 heures d’entretien reste Bowe affirmant ne pas avoir quitté OP Mest, son avant-poste, avec l’intention de déserter mais la volonté d’atteindre en 24h FOB Sharana, la base située 20 miles (une trentaine de km) plus au Nord et créer un dustwunIl faut savoir que lorsqu’un dustwun est lancé, CIA, Navy, Marines et Air Force en sont alertés. Et c’est exactement ce que cherche Bowe ! Qu’y a-t-il de plus théâtral pour attirer l’attention des hautes sphères qu’un soldat alors porté disparu d’une base qui réapparaît aux portes d’une autre en un si court laps de temps  ? Vous avez 4 heures.

Oui, Bowe a quitté de son plein gré son avant-poste. Non, il n’a pas cherché à fuir pour s’évanouir dans la nature. La question qui se pose à présent pour Mark Boal est la suivante :

POURQUOI Bowe a quitté son poste ?

On ne se résigne pas à pareille solution aussi risquée (Afghanistan+ennemi+terre étrangère+20 p***** de miles de nuit !) sans raison. Dans le dernier mail qu’il envoie à ses parents, Bowe fait part de sa déception : écœuré et désillusionné par ce à quoi il assiste au sein d’une armée en laquelle il ne croit plus et d’un pays dont il a honte, mais surtout, apeuré par les conséquences que pourrait avoir le mauvais leadership de la platoon à laquelle il appartient et met selon lui en danger ses camarades, il prend la décision de faire porter sa voix.

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’en quittant sa base, ce n’est pas l’armée qu’il cherchait à quitter. Il n’est pas question de dire : « Sayonara les gars, marre des plats lyophilisés, j’me barre mon bardât sous le bras ». Mais plutôt : « À la r’voyure les gars, marre de ce commandement de merde, je s’occupe de tout, tu s’occupes de rien ». C’est donc, semble-t-il, avec précaution qu’il faille parler de « désertion ».

S’il est conscient de ce qu’il encourt à défier l’autorité et déroger aux règles en s’aventurant seul hors de sa base, il anticipe moins les conséquences de son acte au niveau national, politique et militaire dans le cas où son plan tournerait mal.

*

Deux des charges retenues contre lui sont : la mise en danger de la sécurité d’autres soldats et le fait d’avoir causé à tort des opérations de recherches. L’une des répercussions des actes de Bowe qui divise probablement le plus à ce jour la population est la mort de six hommes qui seraient décédés lors d’opérations de recherche. Mais là encore, les faits sont troublants et pas aussi simples que les médias ou soldats en colère et mal informés les présentent.

De quoi faut-il réellement le blâmer ?

Ces morts ont toutes eu lieu en Afghanistan du 18 Août au 5 Septembre 2009, soit environ 2 mois après que Bowe a quitté OP Mest. Or, l’armée sait à ce moment-là qu’il se trouve à présent au Pakistan. En réalité, depuis sa disparition, Bowe est devenu l’excuse numéro 1 que certains commandants donnent dans le but d’avoir davantage d’actifs (des soldats ou du matériel) sur le terrain. On invoque aussi sa recherche pour que l’autorisation de quitter le confinement d’une base se fasse plus facilement.

Il n’est pas question ici de remettre en question les motifs de ces commandants, ni de dire que l’armée invoquait l’excuse de la recherche de Bowe pour tout et n’importe quoi, le besoin de garder un œil ouvert au cas où les sources du Pakistan seraient erronées étant nécessaire. Seulement de dire que ces morts n’ont pas eu lieu lors d’opérations entièrement dédiées à la recherche et le sauvetage de Bowe. Sans toutes les informations en leur possession et sans la prise en compte de facteurs qui les dépassent, de nombreux soldats ont ainsi créé la controverse. Bowe n’en reste pas moins blâmable pour son comportement. Devenu un bouc-émissaire pour beaucoup de soldats, Bowe n’est pourtant pas un cas isolé³.

Seulement le plus médiatisé.

*

Bowe  et l’armée

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La compagnie Blackfoot à OP Mest – Bowe sur la droite (Sean Smith/The Guardian)

Au long des épisodes se dessine le portrait  de ce jeune Américain qui a grandi au milieu de nulle part dans l’Idaho, en passant le temps comme il peut en extérieur avec les animaux et ses BB guns. Il commence à travailler à 13 ans, laissant derrière lui l’école à la maison menée par sa mère. Timide et férocement idéaliste, ses amis le décrivent comme protecteur.

Il devient ensuite le jeune homme qui, après avoir participé à un camp militaire et écouté les histoires d’hommes qui ont parcouru le monde, se rend en France avec la volonté d’intégrer la Légion Étrangère. Rien qu’ça. Finalement, à 19 ans, il tente le camp d’entraînement des gardes-côtes. Retrouvé un jour en position fœtale le nez en sang, il est congédié pour trouble de l’adaptation et dépression. Retour en Idaho. Il sait à présent ce qu’il veut faire, à savoir s’engager dans l’armée. Dû à l’épisode des gardes-côtes noté dans son dossier, il a besoin d’un waiver, soit que l’armée renonce à ses critères et normes usuels pour l’enrôler. Entre 2007 et 2009, le besoin de recrues se fait sentir avec la montée des tensions en Irak, puis en Afghanistan. Les restrictions qui une autre année auraient écarté certains individus s’assouplissent en 2008, l’année où Bowe s’enrôle.

Difficile de ne pas faire le parallèle entre lui et Chelsea Manning (à l’époque Bradley) de l’affaire WikiLeaks, enrôlée quant à elle en 2009. Deux cas différents de personnages troublants et troublés à l’origine de bouleversements au sein de l’armée Américaine.

Faut-il remettre en question le processus de recrutement de l’armée américaine ?

*

Bowe a réintégré l’armée depuis Juillet 2014 et est actuellement basé à San Antonio au Texas  en tant qu’employé de bureau. À cause du risque d’attaques de la part de soldats amers, il dispose d’une garde rapprochée. Sa parution en cours martiale est prévue en Août 2016.

Il risque la prison à vie.

*

Sacré pari que celui de passer d’une histoire qui attire facilement les foules, divertissante malgré le facteur glauque, à un sujet d’actualité très contemporain, pas forcément vendeur et encore moins accessible étant donné l’univers singulier qu’est l’armée américaine. Un univers qui se révèle contre toute attente des plus fascinants et dans lequel Serial nous plonge. L’immersion est totale alors que pas gagnée ! Elle est pourtant indispensable pour saisir les enjeux de l’affaire. Tout comme l’est la prise de recul pour comprendre le geste de Bowe, celui de l’humain, pas du soldat.

À interroger un large spectre des membres de l’armée, allant de soldats proches ou non de Bowe aux plus hauts gradés, tous les points de vue se mêlent pour composer une saison impartiale et exigeante dont on sort éduqué par son propos nuancé au sujet d’une guerre qu’on a tendance à oublier.

Forte de la richesse de son sujet, d’un site web parfaitement documenté et d’une narratrice hors-pair, la saison 2 de Serial marque elle aussi les esprits.



Serial : le podcast qui rend intelligent

 

Dans Serial, rien n’est à jeter. En l’espace d’une dizaine d’heures, les sujets de chaque saison sont couverts de bout en bout. Tout est clair, ordonné et objectif, même si parfois Sarah Koenig manifeste ses émotions, ce qui reste compréhensible au vu de son investissement et de celui de son équipe. Mais insistons sur leur objectivité : le parti pris de Serial est de refuser une quelconque prise de position (et le réussit mieux que Making a murderer) en nous montrant que rien n’est jamais tout blanc ou tout noir, surtout quand la somme des éléments à prendre en compte est aussi considérable.

Monté d’une main de maître, chaque épisode comporte des extraits pertinents et organiquement intégrés qui apportent du poids à la narration, que ce soit des bribes d’appels ou d’entretiens. Tous les épisodes ne sont évidemment pas égaux mais rares sont les épisodes monotones.

L’intelligence de Serial tient aussi dans son choix de ne jamais nous faire languir à coup de fin d’épisode traître (Coucou GoT !), mais plutôt de nous instruire (surtout dans la S2). Les épisodes donnent un maximum d’informations de manière ordonnée, ce qui facilite la compréhension des enjeux et nous donnent à appréhender ces histoires loin des montagnes de conneries de certains médias.(Coucou Fox News !) Libre à chacun de se faire sa propre opinion.

D’une saison à l’autre, le contrat reste le même : amener l’auditeur jusqu’au bout des 10 heures en ayant parcouru en long en large et en travers le sujet, en répondant au mieux aux interrogations posées sans jamais promettre d’élucider une enquête, mais de rapporter les faits et d’éclairer ceux qui ont été laissés dans l’ombre.

Oh boy, la saison 3 n’arrivera jamais assez vite !

 

(Oh et ce thème musical. Non mais écoute-moi ce THÈME !!!)


 

¹ : Duty status – whereabouts unknown (= États de service et localisation inconnus)

² : Aujourd’hui, son entretien avec le général Dahl concernant les circonstances de sa disparition est disponible ici.

³ : De 2001 à 2014 l’armée US a comptabilisé plus de 3500 « AWOL » (absent without official leave = absent sans permission officielle) dont 980 désertions (la plupart sur le sol des États-Unis).

 

 

 

 

 

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