La fin de How I Met Your Mother …

… ou Comment on s’est tous fait enfler.

C’est officiel. La série qui se termine -quand il faut- et -comme il faut- est une LÉGENDE. Ou du moins, elle fait légion (oui, j’oublie pas Breaking Bad, mais on joue pas dans la même catégorie). Pour la peine, une petite

Recette de l’émotion concoctée par ce final tant attendu :
– Prenez une dose de nostalgie.
– Mêlez-y de la colère.
– Saupoudrez le tout de déception.
– Attendez une heure et agonisez pour le reste de la journée.

Absolument RIEN n’annonçait une fin merveilleuse, j’te l’accorde René. Mais de là à nous servir cette soupe aux relents de « ça fait 10 piges qu’on aurait du arrêter alors RIEN À FOUTRE on s’enfonce JUSQU’AU BOUT » … non. On méritait pas ça.

– Cette série qui a accompagné mon adolescence.
– Ce générique si entêtant dont j’avais fait ma sonnerie de portable.
(Quoi ? Qu’est-ce t’as toi là-bas ?)
– Cette idée originale et pleine de promesses.
– Ces répliques devenues cul – wait for it – tissimes.


– Ces jeux de mots intraduisibles mais tellement bons.
(Avec quelques notions d’anglais, sinon tu trouves le temps long)
– Ces personnages si cons mais attachants.
(Un centre d’appel pour les faibles au cœur en mousse qui s’attachent à des cons de personnages fictifs sera ouvert d’ici peu, ne bougez surtout pas, un autre con va prendre votre appel)

Et, et …
1 La vérité ou la mort  2

 … cette fin de merde !

Ils se sont quand même bien payés notre tête, nah ? Non mais qu’on m’explique à quoi cette dernière saison aura servi à part rendre plus amers les spectateurs ! On avait déjà compris depuis longtemps que l’inventivité avait pris la poudre d’escampette aux environs de la saison 5. Mais ça nécessitait pas notre torture pendant les 4 suivantes ! Aucune pitié. Quant à la dernière saison …

Petit détour à la fin de la saison 8 d’abord : on rencontre enfin cette god damn mother qui, soyons honnêtes, était loin de répondre à nos attentes. Bien brave mais ses dents : NON. (Oh ouiii je ne juge qu’au physiiiique. Signé : le Mal incarné). Gentille, mais elle essayait trop. Du coup, ça coinçait.

La saison 9 démarre – on approche de la conclusion après neuf ans de rigoulade –  et là, grosse découverte : les évènements de la vingtaine d’épisodes qui vont la composer se dérouleront Capture d’écran 2014-04-01 à 20.11.5755 heures avant le mariage auquel on ne croyait plus/pas (roh). Parce que le concentré, c’est la vie ! Ces bâtards de coquinous. Ils m’auraient presque fait perdre tous mes cheveux !

Aura à cet instant suivi une chaine de petites réactions en 4 paliers :
Palier 1 : L’indifférence.
Palier 2 : La réalisation.
Palier 3 : Le déni, suivi inéluctablement du …
Palier 4 : … meurtre de l’être vivant le plus proche.
(RIP Maurice le hamster – t’as pris cher).

Concrètement : on nous file une saison de 24 épisodes avec des évènements qui prennent place sur environ 2 jours. À raison d’1 cliffhanger tous les 3 épisodes. Lesquels se sont ajoutés aux 9 laborieuses longues années d’attente de cette p##### de rencontre avec la mère, pour voir sa face de rat au total 20 minutes. Ton corps étant à présent dépourvu de toute la sanité qui le composait, QUESTION ! Les thérapeutes prennent-ils la carte vitale ?

Appuyons là où ça fait mal pour en finir –> Le problème majeur de cette fin à la Supersonic, c’est bien entendu le fait que l’on ait tant bien que mal voulu faire durer les choses en étirant 55 malheureuses heures sur une seule saison,  et qu’on termine en nous faisant l’affront de zapper 7 années en l’espace de l’heure que constitue l’épisode final :

Ce que je vais retenir de cette fin déceptive :

– C’est avant tout que les scénaristes sont des lâches. Preuve à l’appui : l’option sélectionnée pour faire revenir aux pieds de Robin l’auréolé Ted Mosby qu’ils n’ont pas eu le cran de salir un peu (divorce, adultère etc.), aura été celle de faire mourir la mère. Direct. Ne repassez pas par la case départ, ne touchez pas le remboursement des soins médicaux, elle est mourue, à dégager !

Barney reste cet éternel connard macho égoïste « oh miracle » découvre soudain la valeur de la vie en devenant popo de, je te le donne en mille, d’un vagin ! – Captain obvious ? – Présent ! Et termine en faisant la morale aux jeunes. Well done. Crédibilité : zéro.

Robin redevient asociale, ce qui pourrait avoir été causé en partie par cette immonde coupe au carré frangée finale qui n’est pas sans rappeler celle d’Odeline Fion, et est présentée seule entourée de ses clebs (oui gniah gniah gniah c’est en référence à la première saison mais TG je parle). Un poil ridicule. Et trop facile pour l’effet de la boucle bouclée.

Lily chiale toutes les 5 minutes. Un peu lourd.

Paradoxalement, je suis on ne peut plus contente de savoir Ted et Robin ensemble. Qui n’a pas voulu les voir réunis ? Qui n’a pas frémi face à ÇA : (Quelqu’un qui veut ta mort, la gueuse. Je l’savais !). Ce qui gâche le plaisir pour qu’il soit total, c’est qu’il aura fallu buter la mère aka Le choix par défaut. Mais bravo Ted, beau parcours du combattant pour revenir en fait … au départ.

*Je les remercie malgré tout, toutes et tous (trop de « tout » ?), pour les beaux moments d’anthologie* (liste non exhaustive)

– Le slap bet

– L’inimitable Barney et sa myriade de répliques collectors

– Mon idole, Robin Sparkles

  

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